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  • Dans la Bretagne libre

    Avec le boulot, il ne se passe pas un mois sans que j'assiste à un meeting quelque part dans le monde : a cet égard, le blues du businessman semble avoir été écrit pour moi. :) Tous ces déplacements m'ont appris à respecter les codes en vigueur dans ce genre d'événement. Mais dernièrement, j'ai pu assister à un congrès à Quimper en Bretagne qui m'a rappelé à quel point les premiers pas pouvaient être compliqués dans le domaine. Une collègue a en effet intégré récemment l'entreprise : c'était donc là son premier congrès. Et cela l'a amenée à commettre un impair qui va sans doute lui coller aux basques : quand son tour est venu, elle n'a pas voulu participer à l'animation musicale. Du coup, après avoir d'abord été encouragée par les participants, elle s'est faite huer. Ca peut vous sembler insignifiant, mais force est de constater que ce genre d'accident laisse des traces. En refusant, elle s'est en effet attachée une étiquette de peigne-cul qui a modifié les comportements des autres à son égard. Depuis notre retour, elle n'est donc plus la miss du bureau d'à côté : c'est la constipée qui ne se mélange pas à la plèbe. Si elle avait eu plus d'expérience en matière de meetings, elle aurait su qu'il ne faut jamais s'abstenir de participer aux activités. Il convient de ne rien refuser. Même si on trouve tout ça ridicule. Même si ce n'est pas évident : car c'est essentiel pour bien s'intégrer dans l'entreprise. En effet, le fait de rejeter une activité de groupe donne aux autres le sentiment que la personne se juge supérieure à elles. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans le cadre d'un séminaire, la vie est semblable à celle à l'oeuvre dans un petit village : tout le monde parle de ceux qui ne s'intègrent pas bien. Et il y a toujours un fou du village sur lequel les gens aiment casser du sucre sur le dos. Il faut juste faire attention à ne pas le devenir. Ceci étant posé, quand on respecte ces codes, il est possible de profiter pleinement du voyage. J'ai d'ailleurs bien apprécié ce congrès, qui a eu le don de me ressourcer efficacement. A lire sur le site internet de l'Agence Séminaire en Bretagne.

  • Mieux accompagner les parcours de vie

    L’investissement social consiste à préparer et accompagner les personnes dans leur parcours de vie, en investissant dès le départ dans leur développement (jeune enfant), puis dans leurs capacités et leur autonomie tout au long de la vie. Cette perspective pose des questions à propos des transitions d’un dispositif à l’autre et d’une institution à l’autre ainsi que de la coordination entre les acteurs. C’est notamment le cas pour l’insertion professionnelle des jeunes ainsi que, plus largement, pour celle des personnes éloignées de l’emploi, qui exige de traiter ensemble des problématiques professionnelles — qualification, expérience — et sociales — santé, logement, mobilité, articulation vie familiale et vie professionnelle, etc. — , lesquelles sont généralement qualifiées de «freins périphériques». La notion d’accompagnement global n’est pas nouvelle. Elle avait, à la suite du rapport de Bertrand Schwartz, présidé à la création des missions locales en 1982. Elle est promue de nouveau, en particulier par l’approche dite «intégrée», qui va du premier accueil de la personne jusqu’à la mise en place d’un référent de parcours. Les travaux des états généraux du travail social ont donné lieu au «Plan d’action interministériel en faveur du travail social et du développement social» (21  octobre 2015). Ils ont identifié et proposé des mesures concrètes favorisant une approche globale des situations qui doit passer par l’organisation des complémentarités d’expertises plurielles. Afin de garantir une cohérence des parcours des personnes accompagnées et de mieux répondre à leurs besoins, l’action des professionnels doit être coordonnée et encouragée par des stratégies territoriales convergentes des institutions qui les emploient. De ce point de vue, une stratégie d’investissement social questionne les modalités de l’intervention publique. Or, l’intervention sociale est actuellement segmentée en catégories de «risques sociaux» et de «publics cibles» alors que, dans une logique d’investissement social, l’accompagnement vise à donner une réponse globale aux problèmes que les personnes peuvent rencontrer à un moment particulier de leur trajectoire. Au-delà de l’affectation des moyens et de l’allocation de ressources, l’investissement social redéfinit également la conception de l’action publique et la posture vis-à-vis des pratiques : coordonner les politiques publiques autour du parcours de chaque personne revient à accompagner les parcours de vie dans leur globalité et leur diversité, là où dominent trop souvent une segmentation des interventions et une organisation de l’action publique «en silo». Les politiques sociales ne peuvent pas être seulement conçues comme des filets de sécurité; elles doivent aussi proposer des voies de sortie de la pauvreté et inscrire les personnes dans des dynamiques, en mobilisant des démarches d’empowerment et de promotion des «capabilités».