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Le passeur

  • USA: échec et switch

    Dans le monde du jeu vidéo, Nintendo fait depuis des années figure d'outsider, en proposant des concepts différents de ses concurrents. Certains d'entre eux ont fait un carton (la Wii), d'autres ont été des échecs retentissants (la Wii U). Et malheureusement, la Switch risque fort d'être un échec, qui plus est fatal pour Big N. Il y a quelques jours, j'ai réalisé un voyage de groupe à Boston. Dans la dizaine de personnes composant le groupe se trouvait un autre joueur, aussi passionné que moi, et nous en avons donc discuté à plus d'une reprise. Lui était un fan boy pur sucre, et il a donc plaidé pour la Switch jusqu'au bout. Mais je dois dire que, malgré tous ses arguments, je reste très sombre sur l'avenir de ce projet et celui de la marque toute entière. De mon point de vue, le plombier a complètement perdu l'esprit, sur ce coup-là. Devoir deviner le nombre de billes dans un sac ? Traire une vache ? Faire un duel où l'écran devient un simple gadget sonore ? Jamais Nintendo n'avait proposé une expérience de lancement aussi consternante. Cela m'a fait penser au jeu de Marioware, sur la DS. Sauf que dans ce dernier, les mini-jeux étaient diablement fun et très variés ; il y avait un mauvais goût assumé qui faisait la patte du jeu. Tandis que là, avec les mini-jeux de la Switch, j'ai carrément été navré pour Nintendo : c'est non seulement limité mais aussi très vite ennuyeux ! Alors bien évidemment, le principe premier de la console est assez captivant : le fait de fusionner plusieurs consoles en une est formidable. Mais le concept n'est pour ma part pas assez inédit pour légitimer un tel achat. Et pas à ce prix. Avec le ralentissement qu'il connaît depuis la Wii U, Nintendo ne peut faire face à de nouveaux déboires. Mais tout porte à croire que ce sera bien le cas. Soit dit en passant, j'ai sacrément apprécié ce voyage de groupe. Quant à ma femme, je ne vous dis même pas : elle parle déjà d'y retourner ! Je vous mets en lien le site où nous avons trouvé ce voyage, si vous cherchez votre prochaine destination vacances... Plus d'information est disponible sur le site de l'organisateur du voyage aux USA. Suivez le lien.

  • Prévisions économiques

    Les investissements publics en France devraient demeurer supérieurs à ceux des autres grands États membres de la zone euro au cours de la période de prévision. La France devrait maintenir sa position forte sur les infrastructures au cours de la période de prévision. Depuis 2011, les investissements publics en France dépassent de 1 point de pourcentage du PIB le niveau moyen des investissements publics en Allemagne, en Italie et en Espagne depuis l’adoption de l’euro. Cet écart devrait s’accentuer au cours de la période de prévision. C’est le signe que le gouvernement alloue davantage de ressources à l’investissement que les autres grands États membres de la zone euro (et, selon les prévisions, continuera de le faire), dans une économie soumise à des contraintes budgétaires et reposant sur les infrastructures physiques les plus performantes pour soutenir sa compétitivité - voir Forum économique mondial (2017). Les investissements privés en France dépassent ceux des autres États membres de l’UE en pourcentage du PIB. Pour autant, la structure de l’investissement privé en France est sous-optimale, ce qui se traduit par de piètres résultats - voir Commission européenne (2017d). Les investissements dans l’industrie manufacturière se concentrent dans des sous-secteurs dont l’importance économique décline (telle que mesurée par leur valeur ajoutée). De plus, si les investissements en R&D sont élevés, certains biens fabriqués en France cèdent du terrain sur l’échelle mondiale de la qualité. En outre, certains secteurs semblent moins efficaces qu’avant la crise malgré les investissements réalisés (par exemple, les industries créatives). La France prend des mesures pour stimuler les investissements publics et privés afin d’adapter l’économie aux défis futurs. En ce qui concerne les investissements publics, la France, dans le cadre de son Grand plan d'investissement 2018- 2022, allouera 57 milliards d’euros sur cinq ans aux priorités suivantes: la transition écologique (20 milliards d’euros), le développement des compétences (15 milliards d’euros), l’innovation (13 milliards d’euros) et la transformation numérique des services publics (9 milliards d’euros). La France prend également des mesures pour stimuler l'investissement privé.

  • La coopération spatiale

    Dans le contexte de crise économique que connaît l’Europe aujourd’hui, aucun État n’est en mesure de se doter seul des moyens spatiaux nécessaires pour couvrir l’ensemble de ses besoins. L’approche doit donc être pragmatique, fondée sur la recherche d’un niveau suffisant d’autonomie, sans forcément viser la possession de tous les moyens. La coopération doit être encouragée pour obtenir ou pérenniser des capacités inaccessibles au niveau national pour des raisons budgétaires, industrielles ou technologiques. La surveillance de l’espace pourrait en fournir une bonne illustration : les capacités existantes et les compétences acquises par la France et l’Allemagne doivent être développées de manière à servir de fondement à un système fiable de surveillance au bénéfice de l’Europe. Cette démarche pragmatique et raisonnée suppose toutefois la prise en compte de quelques règles, condition sine qua non de toute forme de coopération. Toute coopération doit reposer sur des principes d’équilibre, d’efficience et de résilience des moyens (ou de leur possible redondance). Il s’agit bien avant tout de satisfaire un objectif capacitaire. Il faut donc garantir un juste équilibre entre le bénéfice attendu et l’investissement consenti, en particulier financier. Cette approche suppose une acceptation de la perte partielle de souveraineté sur les moyens acquis ou mis en oeuvre en coopération. Cette perte consentie doit toutefois être évaluée à l’aune des objectifs fondamentaux de souveraineté nationale que sous-tendent les principes d’autonomie évoqués précédemment. Le deuxième équilibre à assurer est donc celui entre la perte partielle de souveraineté et le gain escompté. Dans toute coopération, la nécessaire convergence des besoins et des calendriers se heurte souvent aux intérêts nationaux. Tensions et divergences ne peuvent se régler que par le compromis. La parfaite et claire définition de la gouvernance des programmes, des échanges ou des moyens, est alors un élément essentiel d’une approche qui se doit d’être avant tout pragmatique. Parmi les enjeux de gouvernance des programmes spatiaux, la maîtrise de la sécurité tient une place centrale pour les applications de défense. De même que la coopération ne peut se faire au détriment d’un équilibre financier, elle ne peut pas non plus se développer au détriment de la maîtrise de la sécurité dont le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) est le garant au niveau national. Au-delà de l’intégrité des données et de la sécurité des systèmes spatiaux, la définition claire d’une politique des données sensibles est un préalable indispensable à la mise en oeuvre de toute coopération. Enfin, pour être efficace, cette gouvernance des systèmes spatiaux doit non seulement être adaptée au temps de paix mais également aux temps de crise ou de guerre, afin de satisfaire au mieux les besoins nationaux accrus dans de telles circonstances.